Quand j’étais petite, je bricolais beaucoup : des colliers de pâtes, des pochettes pour mes pogs, des porte-clés en plastique fou… Et j’adoooorais tout garder (on sait jamais, je pourrais en faire un sac à main pour la prochaine fashion week) : rouleaux de papier toilette, tablettes anti-moustique, boîtes d’oeufs… et j’ai forcément bien souvent été menacer de tout jeter si je ne rangeais pas mon foutoir ma créativité.

Quelques années plus tard, je partais pour un voyage d’études qui m’a finalement emmenée dans 3 continents différents, avec des frais d’excédents de bagages exorbitants, donc j’ai appris à voyager léger. La première année (après avoir justement fait la douloureuse découverte de ces frais), je débarquais dans le sud de la France avec beaucoup trop de vêtements, qui me servaient à me déguiser dans cette quête de qui j’allais devenir. L’ambiance superficielle de la région m’a certainement aidée à me tourner hâtivement vers un mode de vie plus simple et allégé, et je suis tombée à la Fnac sur le livre de Dominique Loreau, L’art de la simplicité

Du haut de mes 19 ans, c’était une lecture un peu hardcore pour quelqu’un qui avait l’armoire la plus remplie de tous les studios étudiants de la résidence Sun Valley. Mais les enseignements de Dominique Loreau, même s’ils sonnaient très extrêmes à l’époque, ont eu l’avantage de m’initier à la frugalité matérielle et émotionnelle. Un grand soutien dans ce carrefour de ma vie. À la fin de l’année scolaire, j’organisais une grande journée portes ouvertes dans mon micro studio pour faire don à tous mes potes de mes très nombreuses accumulations matérielles, et je partais en Erasmus à Madrid le coeur et la valise légers. 

Une décennie plus tard, j’aime toujours les fringues, et j’ai toujours un peu de mal à me contenter de 10 ustensiles pour cuisiner, mais j’ai beaucoup de plaisir à effectuer un grand tri plusieurs fois par an dans mon armoire, mon appartement, et inévitablement dans ma tête. J’ai lu plus tard L’art de l’essentiel, qui complète le premier ouvrage en allant un peu plus loin, puis La magie du rangement de Marie Kondo. La japonaise a démocratisé le nettoyage par le vide avec ses techniques extrêmes et son show sur Netflix, où on la voit jubilant de plaisir à jeter 80 sacs poubelle chez des américains un poil trop matérialistes. 

J’ai voulu adopter sa méthode, qui consiste à vider le contenu de son armoire, toucher chaque vêtement et se demander s’il nous met en joie (« does it spark joy? »). En le touchant, on est capable de ressentir davantage si le vêtement apporte réellement un plus à notre vie. Ensuite, soit on garde et on lui trouve un rangement approprié, soit on vire. Et c’est tout. On fait donc deux types de rangement : 

  • Celui qu’on fait une fois, qui applique cette méthode et permet de désencombrer sa maison une bonne fois pour toutes.
  • Celui qu’on fait tous les jours, parce qu’on définit un endroit où ranger chaque chose et qu’on la range après chaque utilisation (Marie Kondo va ranger ses chaussures tous les soirs en les remerciant de l’avoir portée toute la journée, mais on n’est pas obligé…)

Elle a une technique de pliage et de rangement bien particulière qui permet de voir tous ses vêtements en un coup d’oeil, et d’éviter la hiérarchie de la pile qui ratatine ceux du dessous et nous incite à porter seulement les 4-5 du dessus. Je vous mets un tuto de Becoming Peculiar pour essayer chez vous : 

J’ai testé sur une étagère, car il faudrait que je refasse entièrement mon dressing avec des tiroirs peu profonds plutôt que des étagères, et le budget déco n’est pas offert avec le bouquin. Je suis quand même ravie du résultat, et dès que ça déborde, j’organise un vide grenier ! 

  


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